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  • Erich Maria Remarque, le pacifiste militant

    Du Vendredi 10 juin 2016 au Samedi 14 janvier 2017

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    Le Centre Jean Giono accueille une exposition sur Erich Maria Remarque dans le cadre d’un partenariat avec le Centre de la Paix d’Osnabrück (Allemagne) et le Centre franco-allemand d’Aix-en-Provence.

    L’auteur allemand, Erich Maria Remarque, est célèbre dans le monde entier pour son roman A l’Ouest rien de nouveau, véritable dénonciation de la guerre et de ses crimes. Malgré cette notoriété, on connaît peu de détails sur sa vie et ses autres écrits, profondément imprégnés par l’histoire de l’Allemagne du XXe siècle : sa jeunesse à Osnabrück, ville impériale, la première guerre mondiale, la République de Weimar, ses exils en Suisse et aux Etats-Unis.

    L’exposition du Centre de la Paix d’Osnabrück, constituée de panneaux chronologiques retraçant la vie et l’œuvre de l’écrivain, permet au visiteur de s’immerger dans l’univers d’Erich Maria Remarque et de découvrir les événements qui ont marqué son parcours : ses rencontres, ses succès, ses amours avec notamment Marlène Dietrich et Paulette Goddard, mais surtout ses engagements pour la paix, l’humanisme et les droits de l’homme. L’exposition, abondamment illustrée de photographies et de documents rares, dresse un portrait complet d’un auteur militant pour le pacifisme.

    logo centre franco allemand Centre de la paix


  • Gourmands de lumière : trois artistes sur les terres de Giono

    Du Vendredi 12 juin 2015 au Samedi 21 mai 2016

    Expo Gourmands de lumière

    L’œuvre de Giono, dont ils sont fervents lecteurs, nourrit depuis longtemps la vie, le regard et la démarche de ces trois artistes : Emmanuel Breteau et Jacques Cantraine, photographes ; Elisabeth Langlade, peintre.

    Par-delà la diversité de leur sensibilité et de leurs moyens d’expression, la lecture de Giono a opéré et continue à opérer en eux la même alchimie : celle du « révélateur » en photographie – cette substance employée lors du développement, qui rend visible l’image latente, fait apparaître peu à peu les lumières, les contrastes, les détails.

    Emmanuel Breteau a ainsi appris, grâce à Giono, à saisir la lumière intérieure des gens du Trièves, cette région de l’Isère qu’il a choisie pour vivre et travailler, et qu’affectionnait l’écrivain. Autant que la beauté de ce « cloître des montagnes », ses photographies en noir et blanc célèbrent des êtres « dont on pouvait penser qu’ils étaient ordinaires » mais que la passion pour leur métier « rend magnifiquement lumineux » comme l’écrit Giono.

    Chez Jacques Cantraine, homme du nord, l’œuvre de Giono a suscité une soif ardente d’espaces infinis, vibrants de lumière. Elle l’a conduit vers les hautes terres provençales dans lesquelles il a marché pendant plus de trente ans, et qu’il a photographiées par toutes les saisons, surtout dans la splendeur baroque que leur confère l’automne. Mais au-delà de la lumière des paysages, l’écrivain l’a incité à porter un regard sur le réel le plus banal, pour en révéler la beauté insolite : celle de morceaux de métal dans un dépôt de ferrailleur, par exemple !

    Pour Elisabeth Langlade, la découverte émerveillée de la Haute-Provence a coïncidé avec celle, non moins éblouie, de l’œuvre de Giono. C’est par la peinture que cette artiste restitue ce qui, dans l’écriture lyrique, humaniste et généreuse de Giono, suscite en elle des jaillissements d’émotions, des éclats de lumière : présence émerveillée au monde, ouverture aux forces cosmiques, puissance poétique du langage capable de changer le regard et la vie.

    Puisse cette exposition vous inciter à lire et relire ce grand éveilleur qu’est Giono, et à cheminer vous-mêmes dans ses territoires intérieurs autant que dans les paysages qu’il aimait, afin d’y trouver votre propre lumière…


  • Renaître. Giono après la Grande Guerre

    Du Lundi 11 mai 2015 au Lundi 11 mai 2015

    affiche Renaître. Giono après la Grande Guerre

    Renaître : le mot n’est pas trop fort. En 1916, en effet, à 21 ans, Giono fut brusquement plongé dans l’enfer de Verdun et il vécut ensuite les pires moments du conflit. Il était parti avec insouciance. Il en revint profondément bouleversé, avec le sentiment d’être un rescapé de l’Apocalypse. Comment renaître après un tel traumatisme, vécu si tôt ? En quoi l’expérience de la Grande Guerre a-t-elle pu susciter chez Giono un besoin absolu d’écrire ? Quels espoirs a-t-il mis dans cette écriture ?

    À cette problématique essentielle, l’exposition propose des pistes de réflexion, en interrogeant l’oeuvre de l’entre-deux guerres, avec un prolongement après 1939.

    Tenter d’oublier ; célébrer la vie et le pouvoir salvateur de la parole poétique ; lutter contre la guerre de façon plus directe en la dénonçant dans des écrits violemment pacifistes : les stratégies de Giono pour surmonter sa « terrible détresse » sont multiples et complexes… Cette complexité nécessitait de proposer au public une approche à la fois intellectuelle et sensible. Le visiteur est ainsi invité à suivre un parcours scénographié : grandes toiles imprimées proposant photographies, documents d’archives, textes de Giono, témoignages de ses proches, analyses de trois universitaires spécialistes de cette question ; éléments de décor symboliques ; créations d’artistes contemporains (oeuvres picturales, cerf-volant, vitrail, réalisations vidéo) ; ambiances lumineuses ; scénographie sonore et textes lus par un comédien.

    La communauté d’agglomération Durance Luberon Verdon a obtenu pour cette exposition le label de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale.


  • Le Centre Jean Giono, 20 ans de créations

    Du Vendredi 15 juin 2012 au Lundi 1 avril 2013

    Venise 1

    « Giono, passionnément… », ainsi pourrait-on, en deux mots, évoquer l’activité du Centre depuis 20 ans !

    A mon arrivée, en juillet 1991, tout était à créer pour faire mieux connaître et aimer l’œuvre de ce grand magicien; tout était possible, avec de l’enthousiasme et de l’énergie. Depuis, grâce au travail d’une équipe compétente et passionnée, à l’amitié et au soutien indéfectible de Sylvie Durbet-Giono et des amis du Paraïs, au talent de nombreux artistes avec qui nous avons collaboré, aux structures régionales et nationales avec lesquelles nous avons tissé des partenariats chaleureux, à la confiance que nous ont accordée la Municipalité de Manosque, la Communauté de communes, les collectivités territoriales et le Ministère de la Culture, les graines plantées ont germé et donné une belle forêt d’animations et de réalisations.

    Le désir de transmettre au plus large public notre passion pour une œuvre aussi foisonnante et complexe supposait des choix. Celui des thèmes abordés est fidèle à certains objectifs majeurs. Il s’est agi d’abord de dissiper quelques clichés, erreurs ou malentendus encore tenaces : Giono écrivain régionaliste, poète paysan, jouisseur naïf, collaborateur… pour n’en citer que quelques-uns. Il fallait aussi faire apparaître la variété de l’écriture, la profondeur et les ambivalences de l’imaginaire gionien et d’une œuvre qui se dérobe aux interprétations réductrices : Giono exalte aussi bien la plénitude sensuelle du monde que son aspect noir et tragique.

    Ainsi, cette quête de la joie ou du bonheur, leitmotiv de l’œuvre gionienne, il fallait inventer les moyens de la rendre perceptible au public, afin que chacun y trouve un enchantement, peut-être même un chemin de vie. De là sont nés peu à peu parcours scénographiés, malles pédagogiques, activités ludiques, lectures, balades, animations en direction du public handicapé… Et, en plus d’un fonds accessible à la recherche, s’est créé cette année un espace de lecture et d’exposition de livres de bibliophilie, ouvert à tout public.

    Cette rétrospective, célébration de Jean Giono, est aussi un hommage aux artistes contemporains qui ont su, dans une approche sensible et poétique, nous faire approcher les territoires intérieurs de l’écrivain.

    A tous ceux qui nous ont accompagnés et nous accompagnent, je dis un grand merci.

    Annick Vigier


  • Les Nouveaux Voyages extraordinaires

    Du Samedi 4 mars 2006 au Samedi 27 mai 2006

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    Cette exposition est une coproduction du Centre Jules Vernes d’Amiens, de l’Association Handi-Cap Evasion et du Centre Jean Giono.

    18 panneaux présentaient en parallèle les aventures des héros des romans de Jules Verne et les exploits d’une équipe de l’association Handi Cap Évasion qui a gravi les sentiers escarpés de la vallée du Khumbu au Népal jusqu’au camp de base de l’Éverest, à 5 200 m d’altitude.

    Cette exposition a été l’occasion d’illustrer le partenariat qui existe entre le Centre Jean Giono et l’association Handi Cap Évasion 04 depuis 1998.


  • Que ma joie demeure

    Du Vendredi 1 décembre 2000 au Vendredi 1 juin 2001

    Création tout à fait originale, l’exposition « Que ma joie demeure » propose au public un parcours scénographique à partir du célèbre roman paru en 1935, à propos duquel Jean Giono écrivait dans son journal : « Je compte bien qu’il apportera avec lui la joie véritable ».

    Cette œuvre est une parabole lyrique, où l’arrivée sur le plateau Grémone de Bobi, acrobate errant, poète, philosophe et prophète, bouleverse la vie des habitants, rongés de solitude et d’ennui. Bobi va, en effet, les initier à la quête de la joie. Et, même si le roman s’achève sur un échec, c’est cet espoir de « changer la vie » que les lecteurs retinrent, et continuent à retenir.

    Pour entraîner le public dans l’atmosphère magique du plateau Grémone, le Centre Jean Giono a entrepris de mettre en scène huit temps essentiels de ce livre-mythe, ceux que Giono nommait « les paliers », c’est à dire les moments du récit, d’une exceptionnelle poésie, qui scandent la montée symphonique vers la joie puis la redescente tragique.

    Huit scénographies sont ainsi à découvrir, intégrant des créations de plasticiens, de peintres, de vidéastes, de photographes dans un éclairage approprié, ainsi que la diffusion sur baladeurs individuels de textes sélectionnés dans l’œuvre et dits par des comédiens.


  • Pour célébrer le poète Lucien Jacques, à l’occasion de la réédition de Tombeau d’un berger

    Du Samedi 24 avril 1999 au Samedi 20 novembre 1999

    « Pourquoi le dire au pluriel ? J’ai un ami, c’est Lucien Jacques », disait Jean Giono. Cet être exceptionnel était doué de multiples talents : dessinateur, peintre, subtil aquarelliste, graveur, tisserand, berger, danseur (il fut le secrétaire d’Isadora Duncan !), éditeur et poète. C’est au poète que le Centre Jean Giono rendit hommage en 1999 par la réédition de Tombeau d’un berger (recueil de poèmes écrits et édités par Lucien Jacques en 1954 aux Editions de l’Artisan), à l’occasion de son exposition intitulée « Pour célébrer le poète Lucien Jacques ».

    Tombeau d’un berger fut écrit par Lucien Jacques à la mémoire de son ami berger Justin Nègre, avec qui il garda les moutons entre 1939 et 1944, au Contadour. Le jour des noces de Justin Nègre à Montjustin, petit village du Luberon, alors presque en ruines, Lucien Jacques eut le coup de foudre pour une maison qu’il acquit immédiatement. Un an plus tard, Justin Nègre mourait. Ce sont deux artistes vivant à Montjustin que nous avons choisi pour collaborer à la réédition de l’ouvrage de Lucien Jacques : Luc Gerbier, qui a accompagné par des aquarelles les poèmes de Lucien Jacques et Lucienne Desnoues, qui en a écrit la préface.

    Pourquoi avoir tissé ce « réseau » montjustinien, du berger Justin Nègre aux poètes et au peintre ? Parce qu’une profonde amitié lie depuis longtemps tous ces personnages, et que leur art, qu’il soit poésie, peinture, ou art de vivre, participe d’une même ferveur pour ce que Giono nommait « les vraies richesses » de l’homme.

    TOMBEAU D’UN BERGER, en vente au Centre Giono
    Poèmes de Lucien Jacques accompagnés d’aquarelles de Luc Gerbier
    Préface de Lucienne Desnoues
    21 x 21 cm, 72 pages, 12 aquarelles originales,
    Coédité par les Alpes de Lumière et le Centre Jean Giono


  • Jean Giono, Lucien Jacques, une amitié en poésie

    Du Samedi 4 février 1995 au Samedi 8 avril 1995

    Lucien Jacques vivait « en état de poésie » selon le mot de Léon-Paul Fargue. « État qui ne consiste pas nécessairement à écrire des poèmes, mais à sentir et agir constamment en poète, à déceler et exalter le merveilleux ou le pathétique de la vie, les beautés du monde, les valeurs humaines », écrivait Charles Vildrac. Tous ceux qui rencontrèrent Lucien jacques témoignent combien, en sa présence, la moindre réalité devenait enchantement. Or, ce don de sublimer le quotidien, Lucien Jacques, de son côté, le décela immédiatement chez celui qui n’était alors qu’un inconnu, Jean Giono.

    À la lecture d’un de ses poèmes, parus dans une revue marseillaise, « La Criée », il reconnut en Giono « un grand parmi les grands ».

    Ces deux sensibilités n’étaient-elles pas prédestinées à se rencontrer et s’exalter dans une amitié des plus rares ? Amitié profonde qui fut vraiment une amitié « en poésie » : dans la passion fervente pour la littérature et les arts, dans la reconnaissance et la célébration des « vraies richesses » de la vie et de la royauté insoupçonnée des êtres en harmonie avec la terre et les saisons, dans l’enthousiasme de nombreuses entreprises et créations communes, dans la croyance au pouvoir magique de la parole sur le monde, dans le plaisir ludique du langage, dans l’humour, le rire, la fantaisie.

    N’était-il pas naturel de débuter l’année du centenaire de la naissance de Giono par une exposition qui célébrât cette amitié, et fit mieux connaître l’artiste talentueux qu’était Lucien Jacques, ainsi que son rôle dans la carrière littéraire et dans la vie d’un des plus grands écrivains de ce siècle ?