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Prix Jean Giono

Créé à l’initiative de Monsieur Michel Albert, Président des Assurances Générales de France, en 1990, le Prix Jean Giono a été ensuite repris par la Maison Yves Saint Laurent, en 1992. Il est présidé de droits par Sylvie Giono et l’ a été par Pierre Bergé jusqu’au Prix Giono 2016. 

Depuis l’automne 2017 le jury du prix Jean-Giono, qui était jusqu’alors présidé par Pierre Bergé, se compose désormais de Tahar Ben Jelloun (de l’Académie Goncourt), Paule Constant (de l’Académie Goncourt), Franz-Olivier Giesbert, Gilles Lapouge, Pierre Pain, Franco-Maria Ricci, Yves Simon, Frédéric Vitoux (de l’Académie française), David Foenkinos, Marianne Payot, Sylvie Giono. Le prix lui-même est traditionnellement doté de 10.000 euros par la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent. 

Décerné au meilleur « raconteur d’histoires », il récompense un ouvrage en français laissant une large place à l’imagination, dans l’esprit de Jean Giono. Les jurys se déroulent à Paris en automne. 

Prix Giono 2017couv. La nostalgie de l'honneur

Prix décerné à Jean-René Van Der Plaetsen

L’auteur relate ses conversations avec son grand-père, le général Crépin, ses souvenirs de la Résistance et de la guerre. Il y questionne les valeurs du courage, du mépris de l’argent, de la carrière et de la fidélité. Il s’interroge sur l’oubli contemporain de l’intérêt général, du souci d’autrui, du respect du passé et de la grandeur.

Premier roman de Jean-René Van der Plaetsen, directeur-adjoint du Figaro Magazine.

Prix Giono 2016

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C’est Alain Blottière qui a remporté cette année le prix pour son roman Comment Baptiste est mort.

Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert : Yumaï.

Alain Blottière est un écrivain français né en 1954 à Neuilly-sur-Seine. Auteur de romans, de récits de voyage et d’essais, son œuvre primée à plusieurs reprises, se caractérise par son inspiration exotique (l’Égypte, les Îles de la Sonde…) et souvent historique (l’Antiquité, le XIXe siècle…), où se révèle sa profonde nostalgie pour un âge célébré (l’enfance et l’adolescence). 

Prix Giono 2015

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Il a été décerné cette année à l’écrivain libanais Charif Majdalani pour son roman Villa des femmes. 

Tout sourit à Skandar Hayek, homme d’affaires libanais prospère et respecté. À la tête d’un négoce de tissu, il règne sur son usine et sur son clan, malgré les nuages qui s’amoncellent sur le pays en ce milieu des années 1960 ou encore, de manière plus prosaïque, les disputes incessantes entre Marie, son épouse, Karine, sa fille chérie, et Mado, son acariâtre de sœur. Quant au successeur, il sera bien temps, le moment venu, de le choisir, entre Noula, ce fils aîné qui ne doute de rien, et Hareth, le cadet, rêveur, épris de livres et de voyages. Depuis la terrasse ensoleillée de la villa familiale où il passe le plus clair de son temps, le narrateur, qui est aussi le chauffeur et le confident du vieux Skandar, observe et raconte cet âge d’or que rien ne semble devoir vraiment ternir. Jusqu’à ce que l’impensable se produise : un matin, le patriarche s’effondre devant ses ouvriers médusés. Dans la querelle de succession qui s’ouvre alors, et la guerre civile qui éclate, les femmes de la villa devront faire taire leurs disputes, affronter les milices et leurs chefs prédateurs : prendre le pouvoir, en somme.

Né au Liban en 1960, Charif Majdalani enseigne depuis 1999 les lettres françaises à l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Avouant un goût prononcé pour le baroque et le métissage des cultures, il se définit volontiers comme « méditerranéen ». Son roman Caravansérail a été récompensé en 2008 par le prix Tropiques et le prix François-Mauriac de l’Académie française.

Pour trouver ce livre dans le réseau des médiathèques de la DLVA, vous pouvez consulter le catalogue.

Prix Giono 2014

Il a été attribué à Fouad Laroui pour son roman Les tribulations du dernier Sijilmassi, paru aux Editions Julliard.

Dans ce roman aux accents autobiographiques, Fouad Laroui met en scène un ingénieur d’origine marocaine, Sijilmassi. Celui-ci s’interroge sur le sens de sa vie et décide de revenir aux sources, dans le pays de ses ancêtres. Arrivé à l’aéroport de Casablanca, il entreprend de rejoindre la ville à pied, ce qui lui vaut de rentrer chez lui encadré par deux gendarmes…

Né en 1958 au Maroc, Fouad Laroui est ingénieur et docteur en sciences économiques ; auteur talentueux, il place sa passion pour la littérature au-dessus de tout et son récit, l’Etrange affaire du pantalon de Dassoukine a déjà remporté le Prix Goncourt de la nouvelle en 2012.

Pour trouver ce livre dans le réseau des médiathèques de la DLVA, vous pouvez consulter le catalogue.

Prix Giono 2013

C’est Pierre Jourde qui a eu la joie de le recevoir pour son roman La Première Pierre, paru aux éditions Gallimard.

Pierre Jourde, enseignant de Littérature à Valence, connu pour ses pamphlets contre ce que les médias présentent comme la littérature contemporaine, est l’auteur d’essais sur la littérature moderne et d’une abondante oeuvre littéraire qu’il partage entre poésie, récits et romans.

Dans son dernier roman La Première Pierre, l’auteur revient sur des événements qui en 2005, ont défrayé la chronique. Lors de la parution d’un de ses livres, Pays perdu, une partie des habitants du village d’Auvergne dont il était question dans le récit s’est livrée à une tentative de lynchage de l’auteur et de sa famille. La célébration juste et réaliste d’un village aimé avait été reçue par certains comme une offense… La Première Pierre retrace donc les événements violents qui ont suivi la parution de Pays perdu, et propose l’analyse passionnante de leurs causes. Ce roman offre aussi une magnifique démonstration des puissances de la littérature, en même temps qu’un récit vibrant d’émotion et d’admiration pour ces contrées et ces gens qui vivent dans un temps différent de celui des villes.