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Matthieu Marie interprète Jean Giono

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Ses spectacles autour de Giono : 

Lectures d’adolescent

La lecture fut, dès l’adolescence, une véritable passion chez Giono.

Le premier texte de ces « Lectures d’adolescent » est plein d’humour et de drôlerie : c’est la préface aux Grandes Espérances de Charles Dickens, dans laquelle Giono raconte les « ravages exquis » que causa le roman de Dickens dans son cœur de jeune collégien et dans celui de tous ses camarades « assoiffés de vin de romance ».

Le second texte, la préface aux Pages immortelles de Virgile, d’un beau lyrisme plus grave, évoque comment la lecture de Virgile fut pour Giono à 16 ans un véritable salut. Elle lui rendit l’ivresse de vivre et lui révéla la poésie à un moment de grand désarroi : son entrée à la banque pour gagner la vie de sa famille. Cette découverte de Virgile fut pour Giono un choc décisif qui modela sa vision du monde et le conduisit lui-même à l’écriture.

  • Durée du spectacle : 1h15

Le spectacle peut être donné dans tout lieu public ou privé : l’acteur s’adapte à l’espace et à la situation. Nécessite une table, une lampe et une chaise.

Territoires étranges de l’enfance

« L’enfant, explorateur du visible et de l’invisible, est né pour réinventer le monde de ses doigts et de ses rêves » écrivait Christiane Singer dans Les Âges de la vie.

Sauvage, étrange, rêveur, l’enfant se meut dans un espace magique souvent mystérieux et inaccessible à l’adulte.

Entre tous les écrivains qui ont célébré magnifiquement ce mystère, nous avons choisi Giono et Colette que rapproche leur fidélité indéfectible au monde de l’enfance.

  • Durée du spectacle : 1h15

Le spectacle peut être donné dans tout lieu public ou privé : l’acteur s’adapte à l’espace et à la situation. Nécessite une table, une lampe et une chaise.

Jean Giono, Lucien Jacques et Erich Maria Remarque : écrivains pacifistes

Cette lecture a été créée à l’occasion d’un partenariat entre le Centre Jean Giono et le Centre de la Paix Erich Maria Remarque d’Osnabrück en Allemagne.

Elle met en scène une nouvelle d’Erich Maria Remarque (L’Ennemi) ainsi que des textes de Jean Giono et de Lucien Jacques sur le thème « Le retour du soldat ».

Le premier était manosquin, le second lorrain de naissance puis parisien, le troisième, allemand, natif d’Osnabrück. Tous les trois vécurent l’horreur des tranchées et en revinrent profondément bouleversés et viscéralement pacifistes.

L’essentiel les rapproche : un besoin brutal de vérité, l’absence totale de lyrisme patriotique, d’appétit de gloire et de « sacrifice », un réquisitoire contre la guerre, absurde, abjecte, et déshumanisante, le sentiment d’être spolié de sa jeunesse, abîmé, altéré dans son être, la dénonciation des mensonges de la propagande officielle, la conviction que la guerre n’est pas consentie mais subie.
La guerre est pour eux le Mal absolu, le seul ennemi à combattre. Cette expérience tragique aura des conséquences indélébiles sur leur vie, leur imaginaire et leur œuvre. Elle déterminera leur engagement pacifiste et humaniste, leur foi généreuse dans la vie et les valeurs humaines – telle la fraternité « qui ignore les continents, les races de langage, les confessions » comme l’écrit Lucien Jacques.